Le Château de Puymartin Histoire du Château de Puymartin La légende de la Dame Blanche

Le Château

Le cabinet mythologique





Le cabinet mythologique Cette petite pièce est entièrement peinte en grisaille (en noir et blanc) fixée sur les boiseries avec du blanc d’œuf et les scènes sont tirées de la mythologie grecque et ont été faites entre 1650 et 1671 par un artiste français, Philippe Lemaire, pour le compte du propriétaire de l’époque, l’abbé Henri de La Pleynie.
Cette pièce était un cabinet de méditation qui devint une chambre d’enfant au XIXe siècle.

Nous allons commenter les tableaux dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, en commençant par celui peint sur la porte.
Premier tableau : Argus aux cents yeux dont 50 sont toujours ouverts. Il fut décapité par Mercure qui avait endormi sa vigilance au son de sa flûte. Héra (la femme officielle de Zeus) lui arracha les yeux et les posa sur les plumes du paon : de là les belles couleurs des plumes du paon !
Deuxième tableau : Bellérophon chevauchant Pégase, en train de tuer la Chimère : monstre ayant une tête de dragon, des pattes antérieures de lion, un pelage et des pattes postérieures de chèvre et une queue de serpent.
Troisième tableau : sacrifice à Bacchus ou Dionysos, dieu du vin et des plaisirs.
Quatrième tableau : la Méduse qui avait des serpents en guise de cheveux, et qui avait surtout le pouvoir terrible de pétrifier (transformer en pierre) tous ceux qu’elle regardait. Persée (avec deux ailes au pied) aidé par Athéna, protégé par sa cuirasse, et armé de son sabre, lui trancha la tête : elle ne pouvait rien faire contre lui car son bouclier reflétait son image comme un miroir. Elle a été voilée comme Danaé au XIXe siècle.
Cinquième tableau : Méléagre, tué par sa mère : elle venge ainsi la mort de ses trois frères, tués par son fils. Les dieux avaient donné un tison à sa mère, à la naissance de son fils, et lui avaient dit que quand le tison serait entièrement consumé, son fils serait mort : elle conserva le tison mais après cet événement, elle le laissa se consumer et Méléagre mourut. Sixième tableau : Memnon qui renaît avec le Soleil.
Septième tableau : Clytie (ou Daphné) était une jeune fille qui était tombée amoureuse du Soleil (Hélios) et elle s’est métamorphosée en tournesol (héliotrophe : la fleur tournée vers le soleil).
Ses pieds devinrent des racines, ses mains des feuilles et sa tête une fleur. Mais elle était nue et fut barbouillée au XIXe siècle, comme les autres peintures du XVIIe, par pudibonderie.
Huitième tableau : Eole était le dieu des Vents qu’il avait enfermés dans une grotte et qu’il libérait quand il était en conflit avec Poséidon (ou Neptune, le dieu de la mer). Lui aussi a été habillé : on lui a rajouté huit doigts !

Cette pièce est classée par les Monuments Historiques car il est très rare de trouver un tel ensemble en grisaille dans un aussi bon état de conservation.

En sortant du cabinet mythologique, nous retraversons la chambre d’honneur et au-dessus de la porte, un tableau représentant Isabeau de Limeuil (qui faisait partie de l’escadron volant de Catherine de Médicis) dont une fille épousa un propriétaire du château et apporta en dot les belles tapisseries que nous allons maintenant voir.

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